Feux d’artifice : quand la fête fait trop de bruit.

Aidez-nous à demander une limitation des feux d’artifice !

Envols massifs d’oiseaux, réactions de panique, désorientation… Les feux d’artifice accompagnent souvent nos moments de célébration, mais cachent une réalité beaucoup moins festive pour les animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques.

Aujourd’hui, l’encadrement de l’utilisation des feux d’artifice est sur la table de la commission parlementaire, notamment pour des questions de santé publique. Nous saluons cette avancée, mais souhaitons nous assurer que la nouvelle loi tiendra également compte des enjeux liés à la biodiversité et au bien-être animal. C’est une occasion clé pour faire entendre la voix de la faune sauvage, et nous avons 2 jours pour agir ! Participez à notre action !

Le contexte : une situation qui ne fait plus débat

Le bruit généré par les activités humaines n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies. Urbanisation, trafic routier et aérien, exploitation des ressources : notre environnement sonore s’intensifie, avec des effets bien documentés sur la santé humaine et le vivant.

Les animaux sauvages réagissent parfois dès 40 dBA, et le bruit perturbe leurs déplacements, leur communication et leurs comportements. Parmi toutes les sources de bruit, les feux d’artifice se distinguent par leur caractère soudain, intense et imprévisible. Pour la faune, et en particulier pour les oiseaux, il ne s’agit pas d’une fête, mais d’une alerte maximale.

Les oiseaux migrateurs et grégaires sont particulièrement vulnérables. Lors des feux d’artifice, des milliers d’individus peuvent décoller simultanément, souvent de nuit, quittant leurs sites de repos dans un envol chaotique. Ces comportements non naturels entraînent un stress physiologique important, une forte dépense énergétique et des risques accrus de collisions, d’abandon de nids et de perturbation des migrations. Chez certaines espèces, la fréquence cardiaque peut presque doubler pendant ces épisodes.

Les feux d’artifice créent également des mouvements de panique chez les autres animaux, sauvages comme domestiques. 

Une loi est en préparation, c’est le moment de nous faire entendre !

Ce mercredi 11 février, la question des feux d’artifice sera discutée en commission parlementaire. Nous nous félicitons de voir que plusieurs partis politiques ont pris conscience de leurs impacts et qu’une proposition de loi est aujourd’hui sur la table. 

Mais au-delà des enjeux de sécurité pour les citoyens, nous voulons nous assurer que les intérêts de la biodiversité feront également partie des discussions. C’est la raison pour laquelle nous lançons aujourd’hui cette campagne. 

L’objectif : interpeller directement les parlementaires pour leur apporter l’éclairage et les arguments des associations naturalistes et de protection de la faune sauvage, afin d’obtenir une loi qui tienne compte également de ces enjeux. 

Face à l’imprévisibilité et à la dispersion des feux d’artifice tirés par le public, la LRBPO, Natagora, les Cercles des Naturalistes de Belgique, la Fédération des CREAVES, Canopéa et Ardenne&Gaume s’associent donc pour demander que les politiques publiques intègrent clairement :

    • des restrictions temporelles, limitant l’usage des feux d’artifice à des périodes strictement définies
    • des restrictions spatiales, incluant la création de zones sans feux d’artifice autour des habitats sensibles, notamment les zones humides et les sites de repos de la faune 
    • un encadrement renforcé de la vente, de la détention et de l’usage des feux d’artifice 
    • une prise en compte explicite du bien-être animal dans la législation 
  • l’exemplarité des autorités publiques, en remplaçant les feux d’artifice explosifs par des alternatives à faible impact sonore ou uniquement visuelles (drones, lasers, spectacles lumineux), organisées dans des lieux adaptés.

Faire pression, ce n’est pas faire du bruit inutilement (la nature en a déjà assez), mais faire entendre une demande claire : célébrer autrement, avec moins de décibels et plus de respect pour le vivant.

Faites du bruit (utile) avec nous !

Aujourd’hui, nous avons besoin de vous pour faire entendre nos arguments aux politiques. Comment ? En interpellant, à nos côtés, les parlementaires de la Commission « Économie, Protection des consommateurs et digitalisation » de la Chambre des représentants. Plus nous serons nombreux, plus le message aura du poids aux yeux des parlementaires. 

La marche à suivre est simple : il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous avec quelques informations. Une fois terminé, un mail automatique sera envoyé à tous les parlementaires concernés. Cela ne vous prendra que quelques secondes, et aura un grand impact pour la faune sauvage. Merci d’avance ! 

Vous trouverez le modèle de mail envoyé en suivant ce lien : https://protectiondesoiseaux.be/lettre-aux-parlementaires/ 

Nous vous tiendrons informés des suites des discussions. La procédure législative peut prendre 3 à 4 mois.

“Car faire la fête sans affoler tout ce qui vole, nage ou se cache autour de nous, c’est finalement une victoire que tout le monde peut célébrer !” 

 

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